e-learning : éclaircissement nécessaire de la notion

Définir le e-learning et son champ d’application est un pré-requis à tout déploiement de solution. L’appellation française de FOAD (Formation ouverte à distance) définie par le Ministère de l’emploi n’est plus satisfaisante car limitative et non évolutive. En effet, le e-learning regroupe désormais toutes les formes d’apprentissage utilisant comme média une technologie numérique.
Aussi, l’on trouvera 2 grandes familles d’outils :

Les solutions diffusées par les réseaux numériques

  • les modules « métier et process »
  • les modules « connaissances »
  • les modules « sécurité et habilitations »
  • les outils d’évaluations avec traitement automatisé des résultats,
  • les applications de facilitation de la gestion de la formation tels que :
    les outils d’administration des formations obligatoires,
    les espaces synchrones et asynchrones de collaboration et de tutorat,
    les bases de connaissance et de partage d’expériences,
  • les outils de diffusion et de management :
    les Centres d’apprentissage des formations (LMS)
    les medias mobiles : Micro et Pocket PC sans fil,
    la téléphonie
    l’audiovisuel

Les solutions client en local

  • les cédéroms d’auto-formation :
    les modules « métier et process »
    les modules « connaissances »
    les modules « sécurité et habilitations »
  • les outils d’évaluations avec traitement automatisé des résultats,
  • les supports d’enrichissement de contenu présentiel
  • les simulateurs de pilotage

L’ensemble de ces outils ne sont pas créés pour supprimer le face à face mais pour devenir un préalable ou un complément de la formation classique. Ainsi, le module de formation transmet de manière ludique les connaissances de bases sur un thème donné, puis le présentiel développe et exerce l’apprenant sur l’objet de la formation, enfin, le e-learning apporte une réponse complémentaire de recyclage des connaissances, de validation ou d’approfondissement.

Le e-learning est en effet une réponse pertinente aux besoins des collaborateurs de se former tout au long de la vie. Le besoin d’évolutivité rapide dans les sociétés implique des réponses de formation non plus ponctuelles mais continues. Le format des séquences pédagogiques doit donc être adapté à des sessions courtes et répétées dans la cohérence d’un parcours global de formation.

Cette nouvelle approche réactive de la formation est une révolution du fameux Plan de formation pensé sur des besoins repérés depuis 6 mois et mis en œuvre sur 1 an. La fonction pédagogique essentielle du tuteur est replacée au cœur du système d’apprentissage. Le rôle du responsable de formation n’est plus d’administrer de façon prédictive les besoins en compétences de la structure puis d’administrer ce « plan Marshall », mais désormais, d’être un paramètre stratégique souple et réactif, facteur de polyvalence. Son rôle est aussi d’animer un réseau de tuteurs, de leur permettre de disposer d’outils de formation, de suivi et d’évaluation. Il faut transformer cette une vision passive de distribution packagée de la formation en une vision active d’évolution permanente.

Les centres de formation sont naturellement les acteurs privilégiés du développement du e-learning. Ils se condamneraient à moyen terme en refusant d’intégrer ces solutions à leur catalogue (à l’instar des photographes et de l’essor du numérique). De plus, le e-learning est discriminant sur un marché fortement concurrentiel et il est une opportunité de croissance de l’investissement moyen des entreprises s’il est intégré dans une offre de mix e-learning/présentiel.